A propos



Bienvenue sur le blog cavalier-plus.com, passionnément vôtre !

Je m’appelle Gabriel. Photojournaliste et écrivain, mon travail me permet de m’adonner à ma passion : le cheval.

Cavalière depuis trente-six ans, je voudrais vous faire profiter de mon expérience…

A l’âge de huit ans, je montais, à cru, en pleine nature, mon premier double-poney.

A dix ans, je débourrais mon propre poulain de deux ans, avec l’expérience de mon entraîneur.

Agée de onze ans, je remportai mon premier prix. Je faisais des compétitions régionales dans plusieurs disciplines.

A l’âge de treize ans, je faisais des balades seule avec mon compagnon à quatre jambes…

A quarante-quatre ans, j’ai acquis assez d’expérience pour avoir envie de la partager avec d’autres passionnés du cheval. Et comme nous progressons toujours dans ce que nous entreprenons, je serais heureuse de partager mes progrès avec vous…

Je veux vous aider, dans la mesure du possible, à devenir un Cavalier Plus, et plus encore…

Je vous invite à monter en selle…

 

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   
Publié dans Développement personnel, Général | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

Guêtres et protèges boulets

Comment bien protéger les membres de son cheval

La plupart des activités et disciplines équestres ne sont pas naturelles pour le cheval. Si un cheval en liberté marche, trotte et galope, il effectue que très rarement des mouvements brusques et cela ne lui demande pas autant d’efforts que pendant une course de vitesse ou d’endurance, un concours de saut d’obstacle ou de dressage… La multiplication de ces efforts menace les articulations du cheval. Pour éviter des lésions des membres, il est conseillé d’avoir recours à des protections spécifiques.

Les protections des antérieurs sont appelées communément guêtres. Il s’agit de protections assez hautes et renforcées à l’intérieur afin de protéger les tendons et les boulets contre les coups de sabots, durant les changements de direction, pendant le trot ou le galop quand les aplombs sont irréguliers.

Sur les membres postérieurs, on attache des protèges boulets. Ceux-ci sont plus courts que les guêtres et sont renforcés dans leur partie basse aussi bien à l’intérieur qu’à l’arrière.

Les mouvements du cheval requièrent précision et coordination, au trot comme au galop. Les postérieurs doivent s’engager quand les antérieurs doivent repartir en avant. Si ce n’est pas le cas, la pince du postérieur vient heurter le pied antérieur, provoquant des lésions.

Après un effort intensif, ses mouvements peuvent manquer de précision et de coordination, alors fatigué, il se blesse. En effet, la fatigue ne fait qu’accroître les défauts et irrégularités des lignes d’aplombs.

Lorsqu’un cheval freine, ses muscles et ses postérieurs fonctionnent comme un amortisseur, la croupe s’abaisse, les membres se lancent en avant, les jarrets et les canons descendent pratiquement jusqu’au sol. Comme la force d’inertie ne permet pas un arrêt net et immédiat, les membres glissent sur quelques mètres avant de s’arrêter complètement.

Bien que dotés de grandes capacités, certains chevaux, quand ils sentent leurs sabots glisser sur le sol, prennent peur et se bloquent, angoissés à l’idée de se blesser à nouveau et d’être confronter à la douleur.

En prenant soin des boulets du cheval et en les protégeant, nous préservons, par la même occasion, la volonté de continuer à effectuer sans peur des figures spectaculaires aussi bien que des figures qui le sont moins.

Il faut savoir que des bandes peuvent servir de protections. On bande les tendons et les ligaments du cheval pour le protéger. Une bonne protection consiste à soutenir et à maintenir les ligaments bien en place, indépendamment des efforts fournis par le cheval.

Si l’on constate qu’un cheval s’est blessé lui-même la couronne des sabots, des cloches en caoutchouc ou en plastique lui conviendront parfaitement. Certaines cloches sont fendues et se fixent à l’aide d’une courroie au niveau du paturon ; les autres, fermées, s’élargissent pour s’enfiler par le pied.

Pour les voyages, notamment en camion ou en remorque, les protections sont différentes.

Sur des routes en mauvais état, un cheval ne peut pas anticiper les mouvements du véhicule qui le transporte. Les trous sur la chaussée et le freinage obligent le cheval à se maintenir en équilibre, ce qui est loin d’être évident pour lui. Ce n’est plus seulement une question de coordination mais également de reflexes et d’instinct.

Pour ces raisons, il est conseillé de faire voyager les chevaux en prenant bien soin de protéger leurs membres avec des guêtres de transport ou des bandes doublées.

Lorsque le cavalier soumet le cheval à un exercice ou une activité qui ne sont pas naturels pour lui, il faut se rappeler que les efforts déployés, pour le protéger au moins pendant l’entraînement, ne peuvent avoir qu’une incidence bénéfique, aussi bien pour lui que pour le cavalier. Et même si lors des compétitions, il est interdit de mettre des protections, il est indispensable de limiter, au maximum, les risques de blessures et de lésions de nos chevaux.

fr.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   
Publié dans Cavalier, Développement personnel, Dressage, Equipement, Obstacle, Plat, Prévention, Soins | Marqué avec , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Education du cheval

Réduire le cercle

Dès lors qu’on est parvenu à monter un jeune cheval et que l’étape  de l’arrêt et du pas s’est révélé être un franc succès, on peut poursuivre le processus de dressageLe rôle des mains sera de retenir et de faire ralentir le cheval en agissant sur son embouchure. Les jambes devront  pousser et stimuler le cheval à aller de l’avant  jouant le rôle d’un accélérateur. Avec de jeunes chevaux, les choses ne sont pas toujours aussi simples qu’on pourrait le penser car si la main du cavalier  est dure, le cheval se bloque, si l’action des jambes est excessive ou trop brutale,elle peut provoquer chez le jeune cheval des réactions indésirables. Pour faire en sorte qu’il apprenne à se familiariser progressivement avec le contact aussi bien des jambes que des mains du cavalier, il faut faire travailler au jeune cheval, dans un enclos, la figure connue sous le nom de spirale 

La spirale est un cercle qui se rétrécit de plus en plus

Il faut, avant tout, veiller à ce que le jeune cheval conserve une allure rythmée et régulière lorsqu’il exerce la figure au pas… S’il change de rythme ou que son allure est saccadée, cela signifie que l’on a commis une erreur ou bien que le cheval n’est pas encore en mesure de comprendre nos indications et d’y répondre. Il faut alors revenir à l’exercice précédent, voire baisser le niveau de difficulté.

Pour commencer à réduire le cercle depuis le bord vers le centre de l’enclos, il faut exercer un contact léger sur la bouche du jeune cheval, avec la rêne intérieure qui se trouve du côté où l’on va tourner, tandis qu’on fera pression avec la jambe du côté opposé, c’est-à-dire la jambe extérieure.

Si l’on souhaite partir vers la gauche, il faudra donc actionner la rêne gauche en coordination avec la jambe droite. La rêne extérieure ne doit pas trop s’appuyer sur le côté de l’encolure car cela pourrait inciter le cheval à ralentir. Il risque de sentir l’action simultanée des deux rênes faisant pression sur sa bouche.

Avec un cheval expérimenté, on utilise généralement la rêne extérieure pour le faire tourner ou le stimuler… Ce qui est le contraire avec un jeune cheval, il ne faut jamais appuyer la rêne extérieure sur l’encolure, au risque de le faire ralentir. Il est encore trop jeune pour faire la différence entre toutes les indications.

En ressentant la pression exercée par la rêne sur sa bouche vers l’intérieur de l’enclos, le jeune cheval va chercher à ralentir ou à fuir vers l’extérieur. Dans ce cas, il faut le pousser avec la jambe extérieure pour qu’il maintienne son mouvement en avant et qu’il observe son allure.

Tout en maintenant l’allure du jeune cheval au pas, il faut réduire progressivement le cercle, en essayant  de conserver un rythme constant sans le faire ralentir.

Chaque fois que le jeune cheval décrit correctement le cercle, en conservant le rythme et l’allure, il faut le récompenser en cédant les rênes, pour le laisser marcher comme il l’entend.

Cette récompense va l’inciter la prochaine fois, être encore plus attentifs aux indications.

On peut ensuite recommencer à décrire le cercle, au pas, de l’extérieur vers l’intérieur. Il est très important de changer d’endroit pour exécuter cette spirale, afin que le jeune cheval n’associe pas une figure à un angle de l’enclos. Ses réactions  ne doivent répondre qu’à nos indications, sans influence extérieur !

Il faut ensuite augmenter progressivement le degré d’exigence en maintenant un rythme régulier et constant, en continuant de rétrécir le cercle.

Si le jeune cheval, à un moment donné, refuse d’avancer, cela signifie qu’il est peut-être gêné par la trop forte pression exercée sur sa bouche.

Il est recommandé de lui faire faire quelques tours sans rien exiger de lui pour qu’il se détende et se sente de nouveau en confiance.

A l’extérieur de la spirale le jeune cheval peut circuler plus librement et sans contrainte, mais à l’intérieur du cercle, il peut engager légèrement ses postérieurs sous sa masse, stimulé par l’action de la jambe du cavalier.

Les réactions du cheval peuvent être différentes selon que l’on travaille sur son côté droit ou son côté gauche. Il est conseillé de travailler précisément sur le côté où le jeune cheval semble le plus en difficulté.

Il est recommandé de ne pas insister trop longtemps, avec le même exercice qui pourrait vite ennuyer le jeune cheval.

Il faut songer à changer, de temps en temps, les indications transmises au jeune cheval, en revenant à des exercices et des techniques déjà enseignées qui lui permettront ainsi de « réviser ses leçons ».

En revanche, si l’on sent une certaine tension de la part du jeune cheval, on peut reprendre la rêne intérieure et lui faire exécuter un petit cercle en le contrôlant et en l’obligeant à ralentir, cette fois…

La figure de la spirale est un exercice qui se prête à toutes les allures au cours du dressage.

Le plus important est de veiller à ce que le jeune cheval maintienne constance, rythme et cadence, qu’il ne ralentisse pas sous l’effet d’une main trop dure sur sa bouche ou d’une action de la jambe trop discrète.

Si le jeune cheval réalise correctement cet exercice, récompense oblige de la part du cavalier !!!

PDF24    Envoyer l'article en PDF   
Publié dans Développement personnel, Dressage, Education du cheval | Marqué avec , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Dressage : détente et échauffement

Le travail à la longe

Les exercices au cours du dressage d’un cheval sont très nombreux. La plupart d’entre eux s’effectuent à l’aide d’une corde ou d’une longe qui permet de faire travailler le cheval en cercle. Il est donc important d’apprendre à manier cet instrument de dressage.

Avec ou sans selle, avec ou sans filet, il faudra apprendre au cheval à travailler à la longe.

Il faut utiliser, sur le filet, un licol qui ne fasse pas mal mais qui permette de le contrôler et de contenir sa force s’il l’exerce.

En général, on préfère un caveçon ou une muserolle avec chaîne car une muserolle trop large permet au cheval d’exercer sa force contre nous sans retenue, en envoyant la tête en arrière et les fesses vers l’extérieur. De cette manière, les antérieurs forment un cercle à l’intérieur et les postérieurs un cercle vers l’extérieur. C’est là qu’on dit que le cheval travaille sur deux pistes.

Il est conseillé de travailler avec une longe assez longue pour maintenir un contact léger avec le cheval. Il vaut mieux ne pas s’attacher à la longe pour éviter que le cheval ne l’arrache dans le cas d’une réaction violente.

Il faut enrouler le reste de la longe dans sa main afin d’éviter qu’elle ne s’enroule autour du piquet lorsque nous tournons autour. Puis on la fait passer sur le côté extérieur du piquet qui nous servira à la fois d’aide et de guide au centre de l’enclos ou du rond de longe. Cela nous permet de travailler seul et d’éviter que le cheval s’arrête face à nous et nous regarde. Si tel est le cas, il faut juste tirer un peu sur la longe pour qu’il regarde du côté où il doit tourner.

Il faut aussi utiliser son corps pour donner une impulsion et une chambrière pour guider l’animal. Pour ce faire, on s’avance vers le cheval pour qu’il se déplace avec nous. Si ce n’est pas le cas, on peut le toucher avec la chambrière et il bougera car cela lui a déjà été enseigné au cours du débourrage.

Au début, il est préférable de décrire un cercle assez rapproché du piquet et au pas. Contrôler la taille du cercle et l’allure du cheval : En effet, plus le cercle est grand, plus il est facile pour le cheval d’augmenter son allure, au contraire, plus le cercle est petit, plus le cheval sera limité dans sa vitesse.

Attention ! Lorsqu’on commence à travailler à la longe avec un jeune cheval et qu’on le fait partir au galop, on commet une double erreur

Premièrement, on travaillera avec un animal fatigué, par conséquent peu réceptif à l’apprentissage. Ensuite, il s’habituera à cette allure pour démarrer ses séances de travail et quand on commencera à le monter, il voudra naturellement partir au galop.

La difficulté sera donc de contenir son empressement en le faisant passer au pas. Si le cheval  parvient à ralentir son allure et avancer au pas, on détendra la longe tout en abaissant la chambrière.

Une manière de lui faire comprendre qu’en marchant, il s’épargne des désagréments.

Si le cheval passe au trot quand on ne lui a pas demandé, il faudra raccourcir la longe pour le rapprocher et par conséquent l’amener à réduire le cercle. Cela l’obligera à repasser au pas et nous pourrons détendre de nouveau la longe.

Il faudra également veiller à ne jamais faire de gestes brusques avec la chambrière. Cela pourrait être interprété comme une incitation.

Rappelons-nous que la chambrière est un long fouet qui agit comme le prolongement du corps pour pousser le cheval. Si on ne cesse de l’approcher et de l’éloigner du cheval, il recevra des indications contradictoires. Ce qui le poussera à changer en permanence de rythme.

Il est recommandé, pour chaque allure de conserver la chambrière dans la même position. Pour faire freiner le cheval, il lui faut faire prendre le pas et s’immobiliser face à lui. Car c’est notre corps qui oblige le cheval à freiner.

Au moment où on exécute cette action, il ne faut pas oublier de prononcer un Ohhhhhhhh ! assez long et assez fort. On habituera de la sorte le cheval à un son dont l’utilité se vérifiera dans les étapes suivant le dressage, comme dans l’exercice détaillé ci-dessus…

PDF24    Envoyer l'article en PDF   
Publié dans Développement personnel, Dressage, Education du cheval, Plat | Marqué avec , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Défenses du cheval

Mon cheval tire au renard

Il est très probable que les chevaux qui réagissent violemment lorsqu’on les approche aient subi de mauvais traitements de la part de l’homme.

Un cheval réagira toujours face à ce qui lui fait peur, le blesse ou le gêne. On dit qu’un cheval tire au renard lorsqu’à l’attache, il se met à s’arc-bouter en cherchant à rompre son licol ou sa longe. Ce geste qui lui inflige de grandes douleurs signifie que le fait d’être attaché lui rappelle de mauvais souvenirs plus douloureux que de tenter de s’échapper.

Le cheval a sans doute été puni ou maltraité dans le passé, ce traumatisme reste gravé dans sa mémoire. Il se souvient des gestes de celui qui l’a maltraité.

C’est pourquoi il tente de nouveau de s’échapper en essayant de rompre ce qui l’attache et qui l’oblige à rester ainsi exposé. Quand quelqu’un  frappe un cheval, il le fait à l’aide d’un bâton, d’une cravache, de son propre poing et le geste est souvent brutal. Ce dernier a valeur de traumatisme, c’est pourquoi les mouvements brusques des humains lui rappellent les coups qu’il a reçus. Par conséquent, il va tenter d’échapper à ce genre de situation.

Le cheval est un être vivant qui a constamment les sens en éveil. Il regarde, écoute, et sent ce qui se passe autour de lui. Il a la puissance nécessaire pour faire en sorte d’éviter ce qui pourrait le blesser.

Si après être passé par plusieurs situations traumatisantes, il parvient à rompre la corde et s’échapper, il retiendra que ce n’est pas difficile d’y parvenir. Ainsi, il est possible que cette réaction défensive devienne finalement une mauvaise habitude.

Si cela se produit le cheval pourra même rompre son licol, pour satisfaire une envie de manger, retourner dans son box ou simplement pour se sentir libre.

Les premières choses à faire quand nous approchons un cheval qui a peur de nous pour quelque raison que ce soit est de changer notre attitude envers lui. Si nos gestes sont brusques, ses réactions le seront tout autant. Si nos déplacements sont doux, lui-même sera calme. Il n’est pas nécessaire de bouger au ralenti mais il faut au moins que son angoisse diminue et que nos gestes restent doux et naturels. Par ailleurs, il est recommandé de se tenir devant le cheval, pour que celui-ci anticipe nos mouvements et qu’il ne soit pas surpris.

On se place donc devant lui et on avance. Si on voit que le cheval se méfie, il faut s’arrêter et attendre qu’il nous montre avec son corps et ses oreilles qu’il n’est plus tendu. On avance lentement de nouveau avec les mains et les bras baissés. On s’arrête encore si cela est utile. Lorsqu’on est assez  près du cheval, on peut le toucher et l’attacher.

Il ne faut jamais lever la main devant lui, il faut se souvenir que ce geste peut-être de mauvais augure pour le cheval. On doit être attentif quand on fait ou défait les nœuds.

Il arrive souvent que l’on gêne le cheval avec l’extrémité de la longe, notamment en la passant dans les anneaux. Ceci peut être un motif suffisant pour que le cheval réagisse violement.

Si l’on a tout fait pour ré-apprivoiser son cheval et pour qu’il cesse de casser son licol mais qu’il continue à le faire, il faut, surtout, ne pas perdre espoir.

Dans ce cas, on prend une longe que l’on passe à l’intérieur d’un tube en plastique, au bout duquel on attache un poids de 60kg. On laisse le cheval attaché à ce poids. S’il se met à tirer au renard le poids résistera sans l’affoler contrairement à une attache fixe. Il va tirer au renard mais chaque fois qu’il avancera, il se libérera de la pression et se sentira plus à l’aise.

Assez rapidement, on peut observer que le cheval reste attaché au lieu de tout briser car il a appris qu’il  vaut mieux céder que de tirer.

Il est évident que ces mauvais souvenirs le hanteront tout au long de sa vie. Mais nos efforts lui auront prouvé qu’il existe une alternative moins traumatisante et qu’il peut rester attaché en toute tranquillité.

 

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   
Publié dans Développement personnel, Dressage, Education du cheval | Marqué avec , , , , , , | 2 commentaires

Le débourrage du jeune cheval (suite6 et fin)

Premiers pas montés en liberté

Le dresseur est enfin seul avec son cheval. Il continue à suivre le cercle ou reste dans la zone du cercle en l’agrandissant quelque peu. L’aide reste vigilant sur l’impulsion avec la chambrière tout en demeurant très discret et prudent.

Le cavalier-dresseur ne galope pas avec le jeune cheval sur le cercle avec la longe. Cela met le cheval en désordre ou le désunit : il part au galop à faux et provoque une force centrifuge très désagréable à gérer pour le jeune cheval et le dresseur. Il y a bien le temps de le faire galoper en liberté et sur un espace plus approprié …

Le travail global ne doit pas dépasser 30 à 35 minutes. Le débourrage dure environ un mois et demi à raison de 3 séances par semaine. Un jeune cheval de 3 ou 4 ans ne peut  pas travailler sur de longues séances. C’est la période de détente à la longe qui diminue au profit du travail monté en liberté.

Quand on peut se dispenser de la longe, avant de le monter, le jeune cheval est débourré. Mais il faut rester vigilant et attentif, même si le cheval est facilement « montable ». Il a encore des choses à apprendre notamment tourner, avancer, s’arrêter, repartir, se mettre sur la main, partir au galop sur le bon pied, les déplacements latéraux, franchir des barres au sol puis viennent les obstacles…

Le travail monté se fait sur les mêmes principes que le débourrage. Il faut commencer par le plus simple en allant vers le plus compliqué.

Le jeune cheval va changer de comportement, prendre de l’assurance, prendre des initiatives mais aussi faire des caprices auxquels il ne faudra pas céder. Il apprendra à jauger le cavalier, pour en profiter à la moindre faiblesse.

Le cavalier-dresseur ne doit pas le punir systématiquement. Il en profiterait pour expulser son cavalier puis il risquerait de prendre le dessus et devenir difficile à monter. Ne le punir que pour un refus caractérisé quand il ne veut pas faire un mouvement qu’il connaît.

Le dresseur ne confronte pas le jeune cheval aux difficultés de certains exercices, afin d’éviter de provoquer des défenses. Il ne le force pas à effectuer certains mouvements par l’usage de la force. Il faut au contraire lui faire exécuter ces mouvements sans qu’il s’en rende compte.

Réfléchir, préparer et décomposer l’exercice en fractions pour que le jeune cheval l’assimile sans se défendre…

Afin qu’il comprenne aisément l’exercice, le dresseur doit être cohérent dans ses demandes et ses actions et surtout ne doit pas commettre de maladresses (facile à dire !!!) mais il doit être ferme pour se faire obéir…

Le travail d’un jeune cheval peut-être long, difficile et éprouvant. Il faut être capable de réfléchir et de se remettre en question et il faut avoir la maturité nécessaire pour analyser le problème et trouver la solution, seul.

Si le cavalier-dresseur possède le Galop 7, il est en mesure de travailler seul un cheval déjà mis, mais peut-être pas un jeune cheval.

Il faut une bonne expérience des chevaux voire des races et de leurs comportements pour pouvoir débourrer un jeune cheval. Celui-ci peut-être joueur et si l’ordre n’est pas clairement arrêté, que le dresseur improvise un peu ce qu’il fait, le jeune cheval qui tente de  le tester pour voir ce qu’il va faire, va s’engager dans la faille.

Si le cavalier-dresseur s’énerve et commence à crier, ce n’est pas vraiment la solution. Le cheval va s’énerver à son tour et c’est lui qui risque d’avoir le dernier mot. Il ne faut pas oublier qu’il peut se mettre debout et cela n’arrangera pas les affaires du cavalier… La cravache n’est pas conseillée car elle met le jeune cheval sur la défensive. Il est aussi déconseillé de mettre pied à terre et d’abandonner avant d’avoir réglé le problème. Il ne faut pas hésiter à se faire aider par son assistant qui, lui, sera muni d’une chambrière. Il est important que l’animal comprenne qu’il ne doit pas craindre son cavalier mais simplement lui obéir immédiatement même quand il n’en a pas envie. Demeurer d’un calme à toute épreuve et ne pas modifier sa demande. Lui faire sentir qu’il est surveillé et que le cavalier-dresseur ne se fera pas avoir par ses facéties, sans durcir ses mains ni ses jambes. Surtout, ne pas baisser la garde même quand le jeune cheval obéit car sa malice aurait vite fait de resurgir. Ne pas se fâcher mais ne pas caresser non plus, tout le temps qu’il est en observation.

Les exemples de difficultés et d’imprévus sont nombreux. Il faut se montrer plus malin que son cheval. Le cavalier-dresseur ne le place pas devant le fait accompli mais l’amène calmement à ce qu’on attend de lui sans qu’il s’en aperçoive et sans jamais le pousser dans ses retranchements afin qu’il se défende…

Les trois grandes qualités du cavalier-dresseur sont : le savoir-faire, la fermeté et la patience.

Penser à cela avant de se lancer dans le débourrage d’un cheval !

N’hésitez pas à me laisser des commentaires en  bas de la page !!!

fr.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   
Publié dans Développement personnel, Dressage, Education du cheval | Marqué avec , , , , , , , , , , | 2 commentaires

Le débourrage du jeune cheval (suite5)

4. Accepter d’être guidé

Nous avons vu, dans le dernier article, que le cavalier-dresseur use d’un mot habituel pour faire marcher le jeune cheval sur un grand cercle, qu’il se tient droit et accompagne les mouvements de sa monture. Son aide tient cette dernière quelques minutes à chaque main et termine la séance qui, progressivement, a été rallongée de dix à quinze minutes…

Travail monté à la longe

Au bout de quelques séances, si le jeune cheval est calme et détendu, au pas, accompagné de l’aide, le dresseur peut le mettre sur un grand cercle, à la longe. Son aide s’éloigne doucement du jeune cheval, rejoignant le centre du cercle qui doit faire entre quinze et dix-huit mètres de diamètre.

Si la voix ne suffit pas, l’aide doit pouvoir porter le cheval en avant avec une chambrière utilisée avec mesure afin de ne pas affoler le jeune cheval et ne doit pas  lâcher la longe quelles que soient les circonstances.

Il faut que le dresseur se fasse discret sur le dos du jeune cheval, en plaçant ses jambes et ses mains avec précision.

Un équilibre parfait et un sang-froid à toute épreuve sont nécessaires de la part du cavalier-dresseur.

Il est normal que le jeune cheval se montre hésitant et cherche à rejoindre le centre du cercle, s’arrête ou fait demi-tour… C’est à l’aide de le faire porter en avant car l’animal a appris à lui faire confiance, au cours des différentes phases de débourrage, d’où l’exigence d’être rigoureux et précis à chaque étape.

Le dresseur pourra utiliser la rêne extérieure pour replacer le jeune cheval sur le cercle pendant que l’aide le reporte tout doucement en avant avec la chambrière.

Ne pas oublier de récompenser le jeune cheval à chaque fois qu’il comprend la demande et répond aux aides.

Quand le jeune cheval tourne aisément, au pas, aux deux mains, sur le cercle, le cavalier-dresseur pourra synchroniser sa voix, ses jambes, ses aides pour créer l’impulsion et ses mains pour la contrôler.

A partir du moment où il marche franchement et répond bien aux aides pour avancer et aux mains pour ralentir, le dresseur peut envisager de lui faire prendre le trot, en usant de la voix et des jambes.

L’aide doit se faire de plus en plus discret, à mesure que le jeune cheval apprend à obéir aux aides du cavalier.

Il tient le jeune cheval à la longe et n’intervient que délicatement avec la chambrière quand ce dernier ne comprend pas ou ignore délibérément la demande.

Le cavalier-dresseur doit accompagner le mouvement en avant, lorsque le jeune cheval part au trot, car la transition peut être un peu vive au début.

Le cavalier se met au trot enlevé et garde un contact léger sur sa bouche avec des mains basses.

Quand il trotte, il est possible de rectifier la vitesse et le tracé du cercle si besoin est…

Le dresseur pourra faire des rênes d’ouverture intérieures et extérieures, afin d’habituer le jeune cheval à tourner avec l’indication des mains.

Lorsqu’il se comporte bien au pas et au trot enlevé, aux deux mains, sur le cercle, c’est le moment de retirer la longe !

Erreurs à éviter

Ne pas s’accrocher aux rênes. Se servir de l’étrivière, attachée préalablement autour de l’encolure.

Ne pas se taper les fesses dans la selle au moment du départ au trot, cela peut affoler le jeune cheval.

Ne pas le laisser baisser la tête, car le cheval a vite fait de lever la croupe et d’éjecter son cavalier s’il prend la main.

PDF24    Envoyer l'article en PDF   
Publié dans Développement personnel, Dressage, Education du cheval | Marqué avec , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le débourrage du jeune cheval (suite4)

Premiers pas à cheval

Le dresseur ne changera pas d’endroit ; il restera dans l’espace où les étapes du débourrage ont eu lieu, jusqu’alors. Un changement, quel qu’il soit, perturberait le jeune cheval, car en lui supprimant ses repères habituels, il risquerait de rendre plus difficile la tâche du dresseur, en se montrant anxieux.

Ne pas faire de faux mouvements ou une chute, alors que le jeune cheval est en apprentissage et qu’il ne doit pas souffrir d’approximation si on ne veut pas de répercussions sur son comportement à venir dans son dressage.

Le dresseur fera en sorte de ne pas être dérangé par un véhicule quelconque, ni par un cheval avec son cavalier qui travaillerait dans la même carrière ou manège.

Il est crucial d’observer ces règles élémentaires de sécurité, afin d’éviter des perturbations et des réactions brutales du cheval.

Il est très important, aussi, que cette phase de débourrage se fasse dans le calme, pour que le jeune cheval n’associe pas montoir et désordre.

Garder à l’esprit que le cheval n’oublie rien, même lorsqu’il est devenu adulte.

Si le jeune cheval est en confiance, à l’arrêt, avec les étriers chaussés et les rênes ajustées, le dresseur passera à l’étape suivante : les premiers pas montés à la longe.

Une fois à califourchon sur le cheval, le dresseur ne  bouge pas les talons pour le faire avancer (il ne comprendrait pas  le message !!!).

Seule la voix va permettre au cavalier-dresseur de le faire se porter en avant. L’aide doit le faire marcher monté, pour la première fois. Il doit l’accompagner et le tenir de très près, de manière à être préparé à intervenir dans l’urgence et ramener le calme si nécessaire, sans lever la voix.

Le dresseur utilise le mot habituel, afin de le faire marcher au pas sur un grand cercle. Il se tient droit et il est prêt à accompagner les mouvements du jeune cheval. Même si l’aide le tient, il ne peut tout empêcher…

Le cavalier-dresseur pourra avoir préalablement passé une étrivière autour de l’encolure du cheval, afin de s’accrocher en cas d’urgence, sans tirer sur les rênes.

Au bout de quelques minutes à chaque main, terminer la séance là-dessus.

Progressivement, la séance peut être rallongée de dix à quinze minutes de plus, pour ajouter le travail monté à la séance de longe.

PDF24    Envoyer l'article en PDF   
Publié dans Développement personnel, Dressage, Education du cheval | Marqué avec , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le débourrage du jeune cheval (suite3)

Le premier montoir

Le dresseur longe le jeune cheval, sellé, les étriers descendus, bridé, avec les rênes du filet fixées dans la sous-gorge mais indépendantes du licol ou du caveçon.

Il arrête le cheval au milieu de la carrière ou du manège et lui remet la longe du côté gauche, de façon à ce que l’aide puisse le tenir en main. Puis, il sort les rênes, les remet en place sur l’encolure de l’animal et vérifie le sanglage, après l’avoir longé une dizaine de minutes, (il faut souvent ressangler !)

Le dresseur reprend la séance du montoir avec le tabouret, puis quand il est en suspend sur l’étrier gauche, il passe la jambe par-dessus la croupe, sans la toucher et il s’assied délicatement. Avec la main droite posée sur l’avant du quartier à droite de la selle, il s’assure d’une mise en selle légère et sans faux mouvement.

Le cavalier demeure immobile, attendant la réaction du jeune cheval. S’il ne bouge pas, le caresser…

S’il bouge, l’aide doit le reprendre et le contraindre à demeurer immobile. Ne jamais se fâcher, ni élever la voix.

Le dresseur chausse alors son étrier droit sans se pencher en avant pour l’attraper, car ce geste pourrait effrayer l’animal. Il ajuste légèrement ses rênes.

L’aide ne doit pas omettre de récompenser le cheval avec des friandises, pendant que le cavalier le caresse.

Il faut demeurer quelques minutes à cheval, ne pas chercher à le faire marcher la première fois. Car la présence du cavalier, sur son dos, génère chez le jeune cheval un grand stress, même s’il ne bouge pas.

Toujours attendre qu’il soit de nouveau calme et attentif, avant de lui demander autre chose de plus difficile.

En conséquence, il faut au moins répéter une fois la séance du montoir dans les mêmes conditions de manière à ce que le jeune cheval comprenne ce qu’on attend de lui et y consente dans le calme.

Le cavalier et l’aide ne doivent pas hésiter à le rassurer, le caresser, le récompenser pour que le jeune cheval soit dans les meilleures dispositions possibles… pour la suite…

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   
Publié dans Développement personnel, Dressage, Education du cheval | Marqué avec , , , , , | Laisser un commentaire

Le débourrage du jeune cheval (suite2)

 3. Accepter le cavalier

Lorsque le jeune cheval tourne à la longe calmement, bridé, sellé, les étriers descendus, il est prêt à être monté. Nous avons vu qu’il était nécessaire d’avoir recours à un aide pour débourrer un jeune cheval.

Il faut que celui-ci apporte un tabouret et qu’il maintienne l’animal immobile pendant que le dresseur monte sur le tabouret. Le dresseur reste statique afin que le cheval comprenne que le cavalier, à cette place, n’est pas dangereux pour lui.

Son aide, durant ce temps, peut poser la main sur le chanfrein, afin de garder le jeune cheval immobile.

Si l’animal bouge et s’éloigne, le dresseur descend, remet le tabouret à la hauteur du cheval et recommence…

L’aide peut se placer à droite du cheval pour le canaliser plus aisément.

Le dresseur récompense le jeune cheval à partir du moment où il n’a pas bougé. Il peut alors entreprendre de s’appuyer sur la selle en penchant le buste vers l’avant et en gardant les pieds sur le tabouret. Il peut profiter de sa position pour étendre les bras vers le bas pour caresser les flancs de l’animal, cela prépare ce dernier à recevoir le cavalier.

Si le jeune cheval bouge, le dresseur recommence l’opération jusqu’à ce qu’il reste immobile.

Toujours récompenser l’animal, (J’insiste sur ce point !), dès lors qu’il accepte les différentes opérations du montoir. Il ne doit pas bouger au montoir. C’est un point important de sécurité.

Ne pas transiger en acceptant qu’il bouge un peu.

Si le dresseur passe sur ce point, le jeune cheval sera de plus en plus difficile au montoir, surtout qu’il faut utiliser un tabouret pour éviter de l’effrayer par une traction trop importante sur l’étrier gauche.

Le dresseur termine la séance qui a duré de vingt à trente minutes, longe comprise, par cette opération, dès lors qu’elle sera positive, c’est-à-dire que le jeune cheval n’aura pas bougé. (Récompense bien méritée !!!)

Le lendemain…

Le dresseur reprend les mêmes gestes avec le tabouret et ajoute une traction du bras gauche sur l’étrier gauche, pour simuler le poids du corps sur l’étrier comme lors du premier montoir.

Si le jeune cheval ne bouge pas, le dresseur pose sa main gauche dans son encolure et peut mettre le pied à l’étrier, se soulever du tabouret pendant une seconde, sans passer la jambe par-dessus la croupe.

S’il ne réagit pas, le dresseur le récompense et finit la séance sur ce point.

Si le débourrage a été bien mené depuis le commencement, le jeune cheval ne bougera presque pas pendant ces manipulations. Ces dernières prennent beaucoup de temps, mais il est primordial que le cheval ne bouge pas au montoir.

Le dresseur l’apréciera d’autant mieux au premier montoir que le jeune cheval sera calme et restera immobile.

Toutes ces étapes acquises, le grand moment est arrivé !

Les erreurs à éviter

Ne pas monter sur le dos du jeune cheval, en « sac à patates », juste après lui avoir mis la selle pour la première fois. Ne pas lui imposer plus de difficultés à gérer qu’il ne peut. C’est souvent là que le débourrage prend une mauvaise tournure !!!

Sous l’effet de la panique, il peut ruer, se cabrer et se retourner, et faire une chute qui risque de le blesser. Cela le rendrait réfractaire au fait d’avoir une selle sur le dos et d’être monté…

Sans compter que le cavalier peut se blesser, en cas de chute.

Si vous commencez votre mise en selle par un échec, le cheval saura qu’il peut vous faire tomber chaque fois qu’il en aura envie.

Précautions à prendre : surtout porter une bombe, des bottes ou mini-chaps et un gilet de sécurité pour vous protéger, en cas de chute.

fr.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   
Publié dans Développement personnel, Dressage, Education du cheval | Marqué avec , , , , , | Laisser un commentaire

Le débourrage du jeune cheval (suite)

2. Accepter la selle

 La selle est pratiquement l’élément essentiel de l’équipement du cheval.

Elle contribue à maintenir le cavalier sur son dos. Elle procure un certain confort durant une reprise et aide à trouver la bonne position à cheval.

La selle soulage également l’animal. Si elle est bien à sa taille, elle permet de répartir le poids du cavalier tout le long de son dos et évite les blessures.

C’est pourquoi, il est fondamental que le cheval s’habitue à la selle.

Cependant, il est plus logique de l’équiper de son filet avant la selle car si le filet est assez facilement accepté par le cheval, la selle est plus lourde, plus volumineuse et bouge sur le dos du jeune cheval. Par conséquent, elle génère plus de stress, surtout la sangle…

Le dresseur choisit un mors à gros canon avec brisure, moins agressif que le mors à fin canon. Mieux vaut qu’il soit plus large que trop étroit… Les montants du filet doivent être souples afin de pouvoir régler le mors facilement. Ne pas avoir peur de bien le graisser autant que nécessaire, et ne pas mettre la muserolle, ni les rênes qui sont gênantes pendant l’ajustement du filet.

Une fois le pansage terminé et après avoir mis les protections, remettre le cheval au box ; il y sera plus calme et plus aisé à contrôler.

Le dresseur prépare le filet en détachant un côté du mors. Il pose le frontal et la têtière sur les oreilles, met le mors en place dans la bouche puis déboucle le montant du filet. En dernier, il boucle la sous gorge.

Le dresseur réitère cette méthode  jusqu’à ce qu’il sente qu’il peut enfin lui passer le filet comme à un adulte.

Pour le retirer, se méfier des réactions brutales du jeune cheval qui peut ne pas aimer qu’on lui touche les oreilles et qui peut bloquer le mors derrière les incisives.

Le dresseur peut poser sa main droite sur sa nuque pendant que de sa main gauche, il fait passer la têtière par-dessus les oreilles, cela limitera le mouvement de défense vers le haut.

Il est recommandé de mettre un surfaix avant de mettre la selle, afin de le familiariser avec la sangle.

Le dresseur procède progressivement en commençant par poser la boucle du surfaix sur le dos du jeune cheval puis la fait glisser et la place juste derrière le garrot.

Le dresseur ne doit pas être pressé. Il faut laisser le cheval s’habituer à son nouvel équipement, le récompenser à chaque étape s’il demeure calme, et lui parler pour qu’il le reste.

Le dresseur peut enfin boucler la sangle, puis la serrer un peu plus mais prudemment, jusqu’à ce que le surfaix soit stable sur son dos.

Une fois que le cheval accepte bien le surfaix, le dresseur peut ajouter un tapis de selle qu’il place doucement sur le dos du cheval tout en observant ses réactions et en prenant soin de passer la sangle dans les passants du tapis, puis il sangle à nouveau le surfaix.

Cette étape est généralement bien acceptée par le cheval, dans le cas contraire le dresseur attend qu’il redevienne calme et disponible avant de lui mettre la selle. Il faut rester patient  et ne pas précipiter les choses sous prétexte de gagner du temps. Parfois, mieux vaut « perdre du temps pour en gagner par la suite ».

Quand toutes ces étapes sont acquises, le dresseur met la selle qu’il utilise habituellement, cependant, il aura retiré les étriers pour éviter des réactions brutales de la part du cheval.

Le dresseur présente la selle afin que le cheval la regarde et qu’il la sente, avant de la hisser tout doucement sur son dos, en évitant de la bouger, une fois en place.

Toujours le récompenser avec des friandises : morceaux de carotte, de pain ou de sucre….

Le cheval nouvellement sellé ne laissera pas au dresseur la possibilité de rajuster la selle ou le tapis de selle, s’ils ont glissé en arrière.

Le dresseur devra être précis et rigoureux à chaque étape du débourrage.

Pour terminer, le dresseur rajoute les étriers à la selle, de façon à préparer le jeune cheval à la présence de ses jambes le long de ses flancs, et remet les rênes sur le filet ainsi que la muserolle.

Il est bien entendu que chacune de ces étapes relatives à la selle doivent avoir lieu sur plusieurs séances.

Les erreurs à éviter

Ne pas faire de grands gestes, ne pas crier en pensant empêcher le jeune cheval de bouger au pansage, car il aura le réflexe de s’écarter pour éviter le geste, et non parce qu’il aura commis la faute de bouger quand on le brosse.

Ne négliger aucune étape du débourrage, en l’occurrence, pour aller plus vite.

Ne pas longer, brider, seller et monter dessus. C’est un peu réducteur !

Ne pas perdre de vue que le jeune cheval apprend à vous faire confiance, pendant cette période de pré-apprentissage. C’est crucial pour la suite du débourrage et surtout pour pouvoir le monter par la suite…

PDF24    Envoyer l'article en PDF   
Publié dans Développement personnel, Dressage, Education du cheval | Marqué avec , , , , , | 2 commentaires